Le FC Nantes cécifoot tentera de rattraper ses cinq points de retard lors de l'ultime journée de championnat à Lens. L'équipe nantaise est déterminée à continuer sa progression et à terminer premier dans sa poule. Le cécifoot, c'est du foot aveugle ou malvoyant, où la communication est primordiale. Ces mots sont ceux de Guillaume Merceron, coach de l'équipe première du FC Nantes cécifoot, engagé en deuxième division de la catégorie B1 (non-voyant), la Ligue Challenger. Ça se joue sur un terrain de five, il y a quatre joueurs de champ et un gardien qui est voyant, avec trois zones de guidage, détaille-t-il. C'est un cousin du football qui est adapté aux handicaps liés à la déficience visuelle. « Si La Bassée gagne, on aura notre destin entre nos mains » Depuis 2020, le FC Nantes dispose de sa propre équipe après une fusion avec le Don Bosco cécifoot. Bien qu'elle soit dans la deuxième poule, celle-ci ne cesse de monter en puissance : Sur les trois dernières saisons, on ne cesse de progresser et on termine chaque année de plus en plus haut. Alors que la dernière journée se déroule ce samedi, les Nantais sont, pour l'instant, deuxièmes mais à 5 points du leader clermontois, à deux matches de la fin dans une poule qui ne compte qu'une seule montée. C'est une bonne saison, même si, sans être fataliste, on est passé à côté de quelques matches, avoue l'entraîneur. Même si mathématiquement, il y a toujours une possibilité qu'on termine premier. Mais pour rêver de la montée, la route sera dure. Dans la matinée, les Nantais affronteront l'équipe du RC Lens, troisième, qui accueille cette ultime journée. Si on gagne contre eux et que La Bassée bat Clermont, on aura notre destin entre nos mains pour le dernier match. En effet, les Ligériens terminent leur saison avec une rencontre contre les Clermont Jokers, premiers et invaincus, qui semblent bien partis pour monter en première division : On va essayer de gagner, et au pire, commencer à préparer la saison prochaine. Un défi car les Nantais étaient exemptés lors de la dernière journée de championnat et n'ont donc pas joué en compétition depuis trois mois. C'est une organisation particulière, où ce n'est pas toujours simple pour maintenir les joueurs dans le rythme, reconnaît le tacticien. On compte beaucoup sur notre staff et nos partenaires d'entraînement car les matches amicaux sont rares, étant donné qu'on reste assez loin géographiquement des autres équipes. « Maxime, c'est un moteur pour l'équipe » Malgré tout, Guillaume Merceron pourra compter sur ses joueurs, comme l'expérimenté Jérôme Penisson qui a joué en équipe de France pendant une dizaine d'années : C'est un sacré appui pour toute l'équipe. Mais surtout Maxime Sellier, meilleur buteur de la poule (10 réalisations), qui vise une participation au championnat d'Europe avec les Bleus cet été. Il communique son envie de gagner et il arrive à fédérer pour permettre à chacun d'élever son niveau, souligne Guillaume Merceron. Il faut aussi parfois calmer ses ardeurs, car ses objectifs personnels ne sont pas les mêmes que ses coéquipiers. Qu'importe le résultat, l'équipe aura tiré des leçons de cette nouvelle saison où elle aura une nouvelle fois démontré son talent : Il ne faut pas se cacher, on aurait pu jouer la montée dès cette année. Le but est très clair pour la prochaine, c'est de continuer cette progression en terminant premier. « C'est un sport de plus en plus structuré » Depuis que le cécifoot est associé à l