Rayan Cherki, le joueur formé dans le 69, a enfin trouvé sa place chez les Bleus six ans après ses débuts remarqués à la Beaujoire sous les couleurs de l'OL. Face à la Côte d'Ivoire pour son retour dans l'antre des Canaris, le métronome a marqué les esprits grâce à une prestation convaincante et son sens de l'humour. L'histoire d'un espoir qui a pris son temps avant de confirmer son immense talent. Le samedi 18 janvier 2020, un virus nommé Cherki rendait malade la défense du FC Nantes sur la pelouse de la Beaujoire. Pour sa première titularisation en professionnel lors d'un seizième de finale de la Coupe de France, le cadet de l'OL, 16 ans au coup d'envoi, inscrivait un doublé en 9 minutes avant d'obtenir un penalty et de délivrer un caviar pour Moussa Dembélé. La naissance d'un prodige voué à épater la planète football dans les années à venir. Quelques mois plus tard, alors que la France se confinait pour lutter contre cette saleté de Covid-19, la propagation de la maladie Cherki a ralenti, au point qu'elle devienne parfois une petite bactérie sans grand danger. Le temps d'incubation était seulement un peu plus long que prévu, et c'est très bien comme ça. Pas encore prêt à enchaîner les matchs de haut niveau après son chef-d'œuvre contre Nantes, le meneur de l'Olympique lyonnais a patienté dans la salle d'attente du club rhodanien pendant plusieurs saisons. Au mercato estival de 2024, il n'est pas passé loin de partir en croisière vers les bords de la Tamise à Fulham, ce qui aurait pu changer le destin de sa carrière. Finalement, Rayan Cherki a filé à Manchester City la saison suivante où il lui a été prescrit des ordonnances du docteur Pep Guardiola. Sa première saison aussi étonnante que réjouissante chez les SkyBlues lui a ouvert les portes de l'équipe de France, six ans après ce premier match contre Nantes. Oui, dans le foot contemporain, il n'y a pas que la folle précocité de Kylian Mbappé et Désiré Doué. Prendre son temps et galérer par moments pour arriver à ses fins est aussi un moyen d'atteindre ses rêves. De retour sur la pelouse de la Beaujoire pour casser les reins de ses adversaires – et rappeler des mauvais souvenirs aux supporters nantais –, Rayan Cherki a montré que la patience est une vertu. Face à la Côte d'Ivoire, il a été le Bleu le plus performant sur le pré, bien meilleur que ses coéquipiers qui ont confirmé leur talent avant lui. Buteur d'une frappe croisée remarquable après avoir joué avec les jambes de Seko Fofana, le numéro 24 de l'équipe de France a calmé la patrouille des Éléphants. Post Instagram Voir sur instagram.com Fidèle à son style de jeu gourmand, le joueur formé dans le 69 a néanmoins eu du déchet. Contre les solides Ivoiriens, l'artiste a perdu douze fois la balle et s'est emmêlé les pinceaux en loupant une grosse occasion alors qu'il était dans une position idéale pour ouvrir le score. Finalement, son but avant de filer à la douche a récompensé sa première période avenante. Assez pour être titulaire en Amérique du Nord au Mondial ? Pas sûr, car Cherki doit encore apprendre. La progression du joueur qui s'apprête à disputer sa première Coupe du monde n'est pas arrivée à son terme.
Reportage
Rayan Cherki brille sous les couleurs de l'équipe de France à la Beaujoire
Rayan Cherki a marqué les esprits avec une prestation convaincante face à la Côte d'Ivoire, mais a également perdu douze fois la balle contre les solides Ivoiriens.
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